En Bourgogne, terre de Lamartine, se dresse un discret pavillon portant le nom de « La solitude ». C’est dans ce lieu retiré que le poète puisa l’inspiration pour rédiger les huit volumes de l’Histoire des Girondins publiée en 1847. Ainsi cette retraite, loin de signifier un isolement stérile, témoigne de la fécondité qu’offre la solitude : un temps de recueillement où la pensée s’élabore et s’ouvre ensuite au monde.
La solitude apparaît comme un fil rouge dans nos pratiques d’art-thérapie, traversant les discours, les créations et les souffrances des personnes accueillies. Elle se présente sous des formes multiples : solitude voulue ou subie, sublimée ou encore amplifiée par le monde contemporain et ses espaces virtuels. Être seul au milieu de la foule, ressentir l’absence d’un proche — « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » — ou au contraire rechercher un retrait fécond pour habiter son monde intérieur : la solitude revêt des visages ambivalents.
Elle peut être souffrance, conséquence de la souffrance, lorsqu’elle traduit l’isolement social ou psychique, mais elle peut aussi devenir ressource pour la créativité et l’introspection. L’artiste en témoigne : Edward Hopper peint la solitude urbaine, Johannes Vermeer en révèle l’intimité silencieuse, Caspar David Friedrich ou Paul Cézanne l’élèvent en quête spirituelle ou poétique. Dans un happening de Yayoi Kusama, le spectateur est plongé lui-même dans l’univers singulier d’une solitude cosmique.
Ainsi, en art-thérapie, explorer les solitudes revient à interroger ce paradoxe : comment une expérience de séparation, d’exil, ou de repli défensif, peut-elle se transformer en ouverture vers l’autre ? Au fil des représentations se trouve parfois le passage d’un retrait douloureux à un chemin de rencontre, d’un isolement subi à un espace d’élaboration intérieure.
Genviève Le Tourneau et Peggy Fouilland
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